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S’étendant du proche infrarouge à l’infrarouge moyen, les mesures permettent de remonter au profil de températures à l’intérieur du disque. On voit donc, non seulement la structure spatiale du disque, mais aussi comment la température change en fonction de la distance à l’étoile centrale. Les températures mesurées s’étendent jusqu’à quelques milliers de kelvins et le résultat a été quelque peu surprenant.
Une émission plus concentrée qu'on ne le pensait
En effet, le profil de température chute de façon beaucoup plus abrupte que ne le laissaient penser les modèles les plus communément admis par la communauté des astrophysiciens. Cela signifie que l’essentiel de l’émission de lumière dans l’infrarouge se produit dans une région assez proche de l’étoile, à guère plus d'une à deux Unités Astronomiques (1 UA vaut environ millions de kilomètres).
Avec une telle luminosité, et surtout des températures si hautes dans cette région, des grains de poussière ne peuvent pas y exister.
En injectant ces nouvelles conditions aux limites dans les modèles numériques des disques proto-planétaires, les astrophysiciens sont arrivés à la conclusion, qu’au moins dans le cas de MCW 147, le disque d'accrétion est bien plus actif qu’on ne l’imaginait, avec un transport assez important de matière depuis sa périphérie vers l’étoile centrale.
Si le processus perdurait pendant 7 millions d'années, l'étoile gagnerait une masse solaire ! Toutefois, étant donné sa masse, MCW 147 va brûler son carburant nucléaire très vite, en à peine 35 millions d'années d'après les modèles d'évolution stellaire.
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