Alors que l'utilisation de navettes dans l'air de la conquête spatiale américaine, arrive a son terme, la mission STS-133 ne cesse d'enchainer les retards de lancement. En effet, après plusieurs soucis techniques, une mauvaise météo, c'est au tour d'une fuite d’hydrogène, mise en évidence le 5 novembre, d'être responsable d'un nouveau report.

La navette spatiale Discovery, le 5 novembre 2010 sur son pas de tir, au Kennedy Space Center, en Floride AFP/Archives/Stan Honda
Les inspections effectuées, afin de décelé les causes de ces fuites, ont révélé plusieurs fissures au niveau du réservoir principal externe (celui accroché au ventre du vaisseau spatial). Les techniciens ont remarqué une déchirure, longue de 53 centimètres, dans la mousse isolante qui recouvre ce grand réservoir. Dessous, deux criques, de 23 centimètres chacune, ont été repérées sur des supports en aluminium. Vendredi, une troisième fissure de 7,5 centimètres, découverte sur des renforts métalliques, est venue s’ajouter à la liste. Quelques jours plus tard, non loin de là, une quatrième fissure ajoute à l’inquiétude de la Nasa, qui envisage désormais d’inspecter les autres supports en aluminium.

Avant la découverte de cette quatrième crique, le lancement avait déjà été reporté à la prochaine fenêtre de tir (permettant à Discovery de rejoindre rapidement la Station spatiale internationale), entre le 30 novembre au 6 décembre.
Finalement et après de longue négociation le lancement devrait être effectué le 17 Décembre 2010, dans le cas contraire, il faudra attendre Février 2011. Quoi qu'il en soit Endeavour se tient déjà prête pour la mission STS-134 – en principe la dernière pour une navette – qui aura lieu à cette période. Si Discovery devait attendre février pour partir, le vol d’Atlantis serait repoussé en avril.










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