Pour explorer Mars, de nouveaux systèmes de propulsion sont à l’étude, comme l’utilisation de l’énergie nucléaire. En Europe, des chercheurs travaillent sur un concept audacieux : un robot créant son combustible à partir de l'atmosphère martienne et progressant par bonds d'un kilomètre.
Coté européen des chercheurs du Centre spatial de l’université de Leicester (Angleterre) travail en collaboration avec Astrium UK (filiale d'EADS dédiée aux systèmes et services spatiaux) et le Centre de recherche nucléaire spatial de l’Idaho (États-Unis) dans la conception d'un rover de 400 kg conçu pour parcourir plusieurs centaines de kilomètres. Le secret : un système de propulsion audacieux qui combine une source nucléaire et l'utilisation des ressources naturelles de la planète.
L’idée est d'embarquer un RTG (générateur thermoélectrique à radioisotope), qui produit de l'électricité grâce à la chaleur générée par un matériau radioactif. Alimenté par ce générateur un compresseur électrique aspirera l'air martien, riche en dioxyde de carbone, et le comprimera dans un réservoir à une pression telle que le CO2 deviendra liquide. L'énergie électrique du générateur servira également à chauffer à haute température un compartiment de stockage de chaleur.
Quand il aura à bouger, ce hopper (sauteur, ainsi qu'on l'appelle aujourd'hui) ouvrira la vanne du réservoir de CO2 liquide qui viendra se réchauffer rapidement contre le compartiment chaud. La détente brutale de ce gaz chaud fera décoller le rover immédiatement lui permettant d'avancer par des bonds d'un kilomètre. Il aura alors 1 semaine pour étudier le site d'où il se trouve et ainsi régénérer son stock de CO2 avant le prochain déplacement.
Modeste animation vidéo de l’université de Leicester montrant l’intérêt d’un engin capable de couvrir de grandes distances, ici par bonds successifs. En comparaison, apparaît en rouge la zone qu’un rover à roues peut explorer durant sa mission. © University of Leicester/UoL
La NASA va d'or et déjà lancer en 2011 une mission baptisée Curiosity. L'engin de plus de 700 kg sera équipé d'une pile atomique miniature au plutonium 238, qui lui assureront une puissance électrique importante et indépendante du soleil. L'apport sera donc double, de part une vitesse qui sera ainsi plus grande, et une durée de vie nettement améliorée (allant jusqu'à plusieurs années).











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